Un no-show, ce n'est jamais "juste" un créneau vide — c'est un manque à gagner, une charge mentale et un patient qui aurait pu prendre ce créneau.
Un rendez-vous manqué ("no-show") est souvent traité comme un simple contretemps. En réalité, il a un coût direct et un coût indirect, et les deux méritent d'être posés noir sur blanc avant de décider si le sujet vaut la peine d'être traité.
Le calcul de base est simple : si une consultation ou une séance rapporte en moyenne un certain montant, et qu'un créneau reste vide faute de patient, ce montant n'est jamais encaissé — ni reporté sur un autre patient, puisque le créneau n'a pas pu être proposé à temps à quelqu'un d'autre.
Exemple illustratif : un cabinet qui perd 3 créneaux par semaine à cause de no-show, sur une base de 46 semaines travaillées par an, perd 138 créneaux par an — soit l'équivalent de plusieurs semaines de travail totalement à vide.
Le coût direct n'est que la partie visible. S'y ajoute :
Les cabinets qui parviennent à réduire ce taux combinent en général deux leviers, plutôt qu'un seul :
En théorie, un secrétariat pourrait appeler chaque patient la veille et gérer une liste d'attente à la main. En pratique, le temps que cela demande — multiplié par le nombre de rendez-vous de la semaine — dépasse vite ce qu'un poste de secrétariat peut absorber en plus du reste (accueil physique, facturation, prise de rendez-vous entrante). C'est précisément la tâche qu'un assistant automatisé peut effectuer en continu, sans interruption ni oubli.
Les mécanismes qui réduisent le no-show varient un peu selon l'activité : voir comment cela s'applique aux cabinets médicaux, aux cabinets dentaires ou aux cabinets de kinésithérapie.
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